Ainsi 92 % des salariés sont en CDI. Les CDD représentent 7 % et les autres types de contrats (intérim par exemple) environ 1 %.
En revanche, le turnover (taux de rotation du personnel) reste très important. En effet, certaines entreprises ayant du mal à recruter, débauchent à tour de bras les profils les plus intéressants. Et quelques informaticiens sont tentés de changer de société pour se former à de nouvelles technologies et ainsi rester dans la course ou gagner plus d’argent. Enfin, l’explosion du nombre de start-up a rendu plus difficile encore le travail des recruteurs des grandes sociétés. Ces trois phénomènes cumulés expliquent un taux de démission plus élevé dans le domaine de l’informatique.

Le développement rapide de ce secteur offre donc de nombreuses possibilités aux salariés qualifiés. Et les chasseurs de tête deviennent plus que jamais les bêtes noires des directeurs des ressources humaines. Ainsi, l’un des directeurs du service informatique (appelés aussi DSI) d’une des plus importantes sociétés françaises de microélectronique a-t-il refusé que nous citions les noms des salariés que nous avons interviewés, de crainte qu’ils soient débauchés par des chercheurs de tête inspirés qui viendraient à consulter le modeste guide que vous avez entre les mains !
Enfin, le temps partiel ne touche qu’une faible partie de l’effectif salarié et concerne essentiellement des femmes. Une différence qui s’explique par le fait que le temps partiel concerne surtout des employés et des ouvriers, et que les femmes sont, pour l’instant, plus nombreuses à ces postes.

Où travaillent-ils ?

Aujourd’hui, les informaticiens travaillent pour près de 45 % d’entre eux dans les entreprises utilisatrices, 43 % en SSII et chez les éditeurs de logiciels, 4 % chez les constructeurs, un peu plus de 3 % dans la distribution et enfin 5 % dans l’enseignement, le conseil ou le multimédia. Mais cette répartition favorable aux entreprises utilisatrices a tendance à évoluer rapidement en faveur des SSII, les entreprises utilisatrices externalisant de plus en plus leurs activités informatiques. En dépit de l’explosion du nombre de start-up depuis 18 mois, la plus grande partie des informaticiens travaille dans des grandes entreprises : ainsi, 58,3 % exercent dans une entreprise de 100 salariés et plus, 27,3 % dans une entreprise de 10 à 99 salariés et 14,4 % dans une entreprise de moins de 10 salariés. Enfin, 53 % des informaticiens travaillent en Île-de-France.

Source : Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, ministère de l’Emploi et des Affaires sociales), Premières informations, premières synthèses, juillet 2001 ; site internet de l’Apec, novembre 2002.

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