Avec 26 % des recrutements de jeunes diplômés, le secteur de l’informatique se place donc en tête des recrutements depuis plus de quatre ans maintenant, avec un taux de CDI très élevé qui dépasse les 90 %. De plus, la tendance est toujours à la hausse et les professionnels se plaignent d’une pénurie de main-d’œuvre de plus en plus importante. Ainsi, d’après le Syntec Informatique, il aurait manqué en 1999 plus de 15 000 informaticiens pour satisfaire les demandes des entreprises. Et les besoins en nouvelles recrues pour l’année 2000 s’élèveraient à 40 000, alors même que les étudiants en informatique n’étaient pas plus de 25 000 dans les écoles et les universités !
Les métiers de l’informatique et des télécommunications ont donc le vent en poupe. Après des revers difficiles au début des années 90, la croissance a repris dans ce secteur en constante évolution. Ce dynamisme retrouvé est essentiellement dû au pôle tertiaire dont les effectifs ont été multipliés par 2,5 en quinze ans, contre seulement 1,2 pour le pôle industriel.

L’augmentation des effectifs s’est déroulée en deux phases :
une première phase, pendant les années 80, époque bénie pendant laquelle les effectifs augmentaient de 9 % en moyenne chaque année. Puis au début des années 90, le secteur de l’informatique, comme tous les autres secteurs d’activités, a connu une forte récession. Mais depuis quelques années, les informaticiens ont de nouveau toutes les raisons d’avoir le moral. Un frémissement plein d’espoir en 1996, une confirmation en 1997, une forme flamboyante entre 1998 et le début de l’année 2001 et un secteur qui reste malgré tout porteur depuis 2001.

De l’an 2000 à l’euro

Hier, le passage à l’an 2000 et l’arrivée de l’euro aujourd’hui, l’explosion du marché des télécoms (téléphonie mobile en tête) et le développement exponentiel d’internet : voilà les quatre raisons qui expliquent la bonne santé du secteur de l’informatique.
Pour l’étape importante qu’a constitué le passage à l’euro en 2002, il a fallu non seulement adapter les logiciels déjà existants (comme pour le passage à l’an 2000), mais aussi mettre au point de nouveaux logiciels et programmes, pour réparer les erreurs des systèmes, les reconfigurer, etc. : du travail pour les départements études et développement.
D’autre part, la déréglementation du marché de la téléphonie et le développement des téléphones mobiles supposent le recrutement de spécialistes des réseaux et des télécommunications. Le développement d’internet, quant à lui, participe dans des proportions de plus en plus importantes à l’augmentation des recrutements.
Enfin, le dernier facteur qui a influencé positivement la courbe des embauches d’informaticiens est bien évidemment la multiplication des ordinateurs dans les foyers. Entre le premier trimestre 1998 et le premier trimestre 1999, le nombre d’ordinateurs vendus au grand public a augmenté de 38 %.
Alors que le marché des PC était en recul entre 2001 et 2002, il a progressé de 12,6 % en 2004, avec la vente de 185 millions d’unités.

Les analystes du Gartner avaient émis l’hypothèse d’une croissance de 13,4 % sur l’année 2004. Une croissance plus faible liée aux incertitudes quant à la santé économique internationale et la hausse des prix du pétrole.
Pour Hewlett-Packard, le bénéfice net du trimestre est supérieur à celui enregistré à la même période en 2003.

Les métiers les plus recherchés aujourd’hui sont donc les métiers de la famille études et développement (chef de projet, ingénieur études, ingénieurs systèmes) et les métiers de la famille réseaux et télécommunications (ingénieurs réseaux, directeurs de projets, architectes clients-serveurs).

Les experts et les consultants sont aussi très demandés, qu’ils soient spécialistes d’un domaine technique (réseau, logiciel, banque de données) ou d’un secteur économique (la banque, l’assurance, l’industrie).
Les métiers en progression moins rapide sont, sans surprise, les métiers de l’exploitation et de l’informatique industrielle, car avec la puissance des outils de production d’aujourd’hui, le nombre d’exploitants nécessaires à leur bon fonctionnement diminue.
source: studyrama

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